Music-Hall
de Jean-Luc Lagarce

Création 2007

Mise en scène : George Appaix
Création lumière : Yves Godin
Création son : Olivier Renouf

Avec Haïm Menahem, Agnès Régolo et Jérôme Rigaut

Ce projet reçoit le soutien de L'Adami

Sur la scène, trois artistes de music-hall se livrent. En trente séquences, "La Fille", en compagnie de ses deux "boys", raconte la vie de leur spectacle. Ils digressent à partir de tout ce qui fait leur vie commune : la mise en scène de leur show, les ratés, la musique, les accessoires, le passé, les costumes, les envies, les accueils dans les lieux de tournée, etc. Ils dansent aussi sur De temps en temps de Joséphine Baker… Ils chantonnent aussi… et même sifflotent…
Leur numéro est fait.

Ce projet de création est né de la présentation d'une lecture mise en espace par Jérôme Rigaut accompagné par Agnès Régolo et Haïm Menahem au Théâtre Antoine-Vitez d'Aix-en-Provence en 1997, lors de la manifestation "L'Intégrale Lagarce". Dix ans plus tard, ce collectif de comédiens décide de reprendre ce travail, porté pour l'occasion par La Minoterie - Cie Théâtre Provisoire, et de faire appel au chorégraphe George Appaix pour mettre le texte en mouvement et diriger les comédiens.

Comme tous les soirs, dans cette ville-là comme dans toutes les autres villes (…) la Fille jouera sa petite histoire, prendra des mines, habile à prendre des mines, fredonnera chansonnette et esquissera pas de danse. Comme tous les soirs, dans cette ville-là comme dans toutes les autres villes, elle racontera la journée terrible qui s'achève, la journée pénible qui s'achève, récit des diverses humiliations et aléas divers. Comme tous les soirs, les deux boys, épuisés, fatigués, rêvant de s'enfuir, s'enfuyant, les deux boys feront mine, habiles à faire des mines, les deux boys l'accompagneront, tricheront avec elle, feront semblant.
Jean-Luc Lagarce

Année (…) Lagarce

Au cours de cette saison, diverses manifestations produites par la compagnie Les Intempestifs (colloques et spectacles…) auront lieu partout en France et à l'étranger. Une année consacrée à l'œuvre de cet homme d'écriture et de théâtre de la fin du XXème siècle, aujourd'hui traduit dans plus de quinze langues à découvrir ou à redécouvrir.
Pour plus d'informations : www.lagarce.net

L'Adami gère les droits des artistes interprètes (comédiens, chanteurs, musiciens, chefs d'orchestres, danseurs...) et consacre une partie des droits perçus à l'aide à la création, à la diffusion et à la formation.

La Femme changée en bûche
Création 2005

d'après le roman de Marie NDiaye

Mise en scène, jeu : Pierrette Monticelli
Musicienne (flûtes) : Dominique Bouzon
Lumières : Xavier Longo

La Femme changée en bûche est édité aux Editions de Minuit

Elle avait couru chez le diable pour sauver son mari et voilà qu'aujourd'hui il la trompait et lui mentait. Oublieux de ce qu'il lui devait. Alors elle va le punir. Et son acte démesuré la reconduira chez le diable.
Tiraillée entre ses rêves et les réalités, elle finira par perdre toute humanité. Changée en bûche, elle se jettera à l'eau, condamnée à flotter.


J'ai été rapidement captivée et déroutée par cette écriture, par la complexité des personnages et des relations qu'ils tissaient.
L'intrusion du merveilleux dans le quotidien le plus souvent sordide et concret des personnages, construit une nouvelle forme d'écriture fantastique, d'une intense complexité.
La Femme changée en bûche est un roman mais la dimension théâtrale de l'écriture de Marie NDiaye l'imprègne constamment d'oralité.
La langue et l'univers de ce texte ont inspiré une forme scénique qui pourrait se définir comme un théâtre-oratorio où la voix parlée et la musique deviennent un seul et même chant. Les gestes, les notes et les mots se répondent, s'accompagnent et se soutiennent.

Pierrette Monticelli

Marie NDiaye n'avait que dix-huit ans lors de la publication de son premier ouvrage. Elle a connu la consécration littéraire avec son roman En famille. Elle est l'auteur de plusieurs romans dont Rosie Carpe (Prix Femina en 2001) et de pièces de théâtre comme Providence mise en scène au Théâtre International de Langue Française à Paris. Papa doit manger, une autre des ses pièces, est jouée à la Comédie Française en 2003.

Coeur de chien
Création 2005

d'après l'oeuvre de Mikhaïl Boulgakov

Adaptation et mise en scène d'Haïm Menahem
Avec :
Youri Kantomirov, Natacha Rojkova, Haïm Menahem
Création lumières : Xavier Longo
Construction décor : Bernard Laurent
Peinture et accessoires : Jean-Marc Laurent
Photos et conception d'images : Paul Ladouce et Robert Benzazon (Studio Libertad)
Interprétariat franco-russe : Anton Aleksejev

Dans le secret de son cabinet, le professeur Filip Filipovitch tente une expérience audacieuse : greffer une hypophyse humaine sur le cerveau d'un chien. Contre toute attente, l'animal ne meurt pas. Il se transforme en homme… Commence alors le cauchemar.

Voilà, en un bref résumé, l'histoire de Cœur de chien, roman de Mikhaïl Boulgakov, auteur russe, paria de la littérature, ayant eu à subir dans les années trente les pires humiliations de la part de Staline.

Cœur de chien constituera le fil rouge de la représentation, accompagné d'une série de documents visuels autour de Boulgakov et notamment son existence pendant les années noires comme médecin puis comme auteur, metteur en scène et comédien.

Nous allons suivre ces deux histoires en écoutant un personnage qui se présente comme guide d'un improbable musée-théâtre.
Retracer le parcours de Boulgakov revient à dévoiler le contexte tragique de la Russie d'hier mais aussi d'aujourd'hui, comme l'actualité récente nous le rappelle tragiquement.

La soirée sera ponctuée de chants russes, grâce à deux chanteurs-comédiens, comparses de notre guide, tour à tour pertinents et maladroits… Les visites auront lieu aux horaires des représentations.

En avant, suivons le guide…

 

REVUE DE PRESSE

- La Marseillaise, 6 avril 2005

- Marseille l'Hebdo, 6 avril 2005

- Ventilo, 6 avril 2005

- La Provence, 11 avril 2005

Tous les hommes naissent
Création 2003

Textes :
Ils sont deux désormais sur cette terre immense d'Enzo Corman
Monologue de l'attaché de presse d'Eugène Durif
Divertimento de Joël Jouanneau
Description de Philippe Minyana
Monsieur Monde de Jean-Michel Ribes
Tous les hommes naissent de Guy Robert

Mise en scène : Pierrette Monticelli
Lumière : Jean-Charles Audoubert
Construction décor : Bernard Laurent
Costumes : Virginie Breger (Le Petit Atelier)
Avec : Marie Fabre, Pierrette Monticelli, Tamara Scott, Haïm Menahem,
Michel Panier et Frédéric Poinceau

Depuis plusieurs années, la Compagnie Théâtre Provisoire a choisi de mettre en scène des textes d'auteurs d'aujourd'hui pour placer l'écho du monde actuel au centre de son travail théâtral.

Amnésie et amnistie.
Ces deux mots se ressemblent. Depuis toujours.
Quand elles étaient toutes petites, Amnesia et Amnestia pouvaient passer pour des jumelles dans la cour de l'école grecque. Une seule lettre les distinguait, certains ne la remarquaient même pas, et avaient vite fait de les mettre dans le même sac. Les apparences, comme on dit, étaient déjà trompeuses.
Pourtant, d'un seul coup d'œil on ne devrait pas confondre l'oubli et le pardon. Alors aujourd'hui, pour bien marquer la différence, pour que les distraits, les inattentifs et les paresseux arrêtent de les confondre, Amnesty International lutte contre sa fausse sœur, l'amnésie universelle, en demandant à des auteurs, à des cinéastes, à des acteurs de parler, d'écrire, de filmer contre l'oubli.
Ainsi, en 1996, des écrivains de théâtre ont été sollicités pour qu'ils imaginent des textes courts, pouvant prendre place sous la banderole du "Théâtre contre l'oubli" *. Onze textes ont ainsi vu le jour, lus en public le 9 décembre 1996 à l'Odéon-Théâtre de l'Europe.

Nous avons choisi de vous présenter cinq de ces onze textes, mettant en jeu un ou deux personnages, accompagnés de quelques scènes écrites pour cette création et regroupant tous les acteurs.
Avec simplicité et sensibilité, avec humour ou gravité, ces textes nous racontent tous, à leur manière, la même histoire : l'histoire de l'Homme qui oublie ses droits, l'histoire de l'Homme qui oublie les droits de l'Homme.

* Théâtre contre l'oubli a été édité chez Actes Sud - Papiers

Tous les hommes naissent libres et égaux en droits
- Ou à l'envers
- Ça arrive
- Les pieds devant
- Ça arrive
- Ils naissent les pieds devant
- Et meurent les mains derrière
- Le dos
- A genoux
- D'une balle dans la nuque
- Ça arrive
Tous les hommes naissent libres et égaux en droits
- On n'est pas sûr d'avoir bien compris
- Et encore
- Ce n'est que le premier article
- Il y en a trente
- A mon avis
- Ça ne peut pas marcher, leur affaire
- A mon avis
- Ça ne marchera pas.

Extrait de Tous les hommes naissent de Guy Robert

Les textes de ces différents auteurs sont disponibles à la Bibliothèque de Théâtre Contemporain de la Minoterie. Vous pouvez les emprunter ou les consulter sur place.

La Cie Théâtre Provisoire

La Cie Théâtre Provisoire, fondée en 1982, a créé la Minoterie trois ans plus tard.
Le lieu et la compagnie s'inscrivent dans le même projet artistique : favoriser les créations, les lectures de textes contemporains et les rencontres publiques avec les auteurs de ces textes.

Les dernières créations de la
compagnie :

1994 : Inventaires
(Philippe Minyana)
Mise en scène : Joëlle Cattino
1995 : Autour de Martial (Serge Valletti)
Mise en scène : Haïm Menahem
1996 : Les Gens comme nous ne se perdent nulle part (d'après S. Aleikhem ­ adaptation G. Robert)
Mise en scène : Haïm Menahem
1997 : La Nébuleuse du crabe (Eric Chevillard ­ adaptation Guy Robert)
Mise en scène : Haïm Menahem
1998 : Ecriture et théâtre en jeu (Brigitte Athéa, Michel Bellier, Hubert Colas, François Cervantes, Paul Fructus, Claudine Galéa, Philippe Minyana, Jean-Yves Picq)
Co-mise en scène : Pierrette Monticelli / Haïm Menahem
1999 : Noé, le deuxième déluge de et par Haïm Menahem
Donc (Jean-Yves Picq)
Mise en scène : Pierrette Monticelli
2001 : Round about le théâtre (Guy Robert)
Mise en scène : Haïm Menahem
2002 : On attend le retour d'Alice (Haïm Menahem)
Mise en scène de l'auteur
2003 : Tous les hommes naissent (E. Corman, E. Durif, J. Jouanneau, P. Minyana, J-M. Ribes et G. Robert)
Mise en scène Pierrette Monticelli
2004 : La femme changée en bûche (Marie NDiaye)
Mise en espace : Pierrette Monticelli / Musique : Dominique Bouzon
2005 : Coeur de chien au musée-théâtre Boulgakov (Haïm Menahem)
Mise en scène de l'auteur

Si vous désirez plus d'informations sur nos spectacles ou sur l'activité de la compagnie :

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