Mise en scène de Haïm Menahem
Costumes Michèle Paldacci
Création décors Bernard Laurent
Habillage décors Jean-Marc Laurent
Création lumière Jean-Charles Audoubert
Création musicale David Rueff
Avec Djamel Adrar, Didier Bourguignon, Sonia Charikhi, Marie Fabre, Chloé Lejeune, HaÏm Menahem, Pierrette Monticelli, Tamara Nicot, Thierry Otin, Pascal Rozand, Philippe Séjourné, Marie Salemi, Belkacem Tir

 
Ils sont trois. Ce sont des dieux. Ils descendent sur terre pour y trouver une bonne âme. On leur ferme la porte au nez. Plus d'une fois. Seule, Shen Té la prostituée accepte de les accueillir. Récompensée par une somme d'argent avec laquelle elle achète un commerce, elle ne tarde pas à voir déferler une horde misérable et son cortège de vilenies. Dès lors, la bonté devient un exercice ardu pour la jeune femme qui opte pour une solution... schizophrénique !
Ecrite en Finlande à la fin des années trente tandis que B.Brecht fuit le nazisme et ses autodafés, La Bonne âme du Setchouan nous décrit, quelle surprise, une société où l'Homme est un loup pour l'Homme. Cette fable féroce est considérée comme un chef-d'oeuvre du théâtre épique.
 

Attention, cette Chine-là, celle de Bertolt à la Minoterie ne verse pas dans l’exotisme. Bien au contraire, elle use d’anachronismes en vue d’apparaître familière parce qu’autres lieux, même mœurs : face au choix à faire entre le bien et le mal, l’Homme - en l’occurrence, une femme - doit se positionner. Au détriment des autres ou de soi ? Si les dieux ne tranchent pas, le pourrez-vous ?

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CREDIT PHOTO (PHILIPPE HOUSSIN)