Musique

Du jeudi 7 au samedi 9 juin

Festival des airs libres - 5ème édition
Programmation réalisée en partenariat avec Marseille Musique Méditerranée

 

Jeudi 7 juin à 20h

1ère partie

Tarek Abdallah

Tarek Abdallah, oud
Bijan Chemirani (sous réserve), percussions

Né en 1975, Tarek Abdallah fait partie de la nouvelle génération de luthistes égyptiens. Compositeur et interprète, il est spécialiste du répertoire égyptien, du répertoire de la musique arabe classique et contemporaine.
Il a également collaboré avec des artistes d'horizons différents : danseurs flamenco et contemporains, chanteur occitan, percussionniste iranien...

Autodidacte à la base, il a commencé à suivre l'enseignement du grand Maître irakien Naseer Shamma en 2001 à la Maison du Luth Arabe du Caire dont il a obtenu en janvier 2005, le diplôme de Soliste et ce avec le Prix d'excellence.
Installé à Marseille depuis 2001, il enseigne régulièrement en Egypte et en Algérie dans les Maisons du Luth Arabe, ainsi qu'en France.
Le programme sera varié : musique classique arabe et morceaux contemporains de compositeurs marocains, égyptiens, irakiens, ainsi que des compositions personnelles.

 

2ème partie

Trio Agnel / Rueff

Henri Agnel, guitare, oud, cistres et divers instruments anciens
Idriss Agnel, percussions
David Rueff, saxophone

Ces trois musiciens ont comme particularité de se mouvoir dans de nombreux contextes.
Musique traditionnelle orientale ou méditerranéenne, musique ancienne, classique, contemporaine, jazz, rock fondent un socle qu'il est bien difficile de définir mais qui, à l'écoute, paraît évident.

Chacune des musiques rencontrées lors de leurs parcours respectifs contribue à créer un son et un style personnel. Ce style, loin de la volonté d'agrémenter leurs discours de clichés pittoresques, est au service d'une réelle sincérité artistique.

Leur musique est à la fois baignée de ces influences et totalement originale et nouvelle.
Elle allie une écriture élaborée et exigeante au grand plaisir de jouer et d'improviser ensemble dans un trio à la fois profond et dynamique.

Lors des deux concerts donnés pendant ce festival Les Airs Libres, sera offert au public un DVD du film réalisé par Charlie Kassab retraçant l'histoire de cette création, de l'idée à sa réalisation, et la façon dont un artiste perçoit des musiciens au travail.

Henri Agnel : né à Rabat dans une famille de musiciens, il étudie la guitare classique et flamenco, le oud, les percussions marocaines et iraniennes, les instruments à corde médiévaux. Il travaille aussi bien avec l'ensemble Musique Vivante (musique contemporaine) qu'avec les Gnawas du Maroc, les Ménestriers (musique ancienne) et Angélique Ionatos.

Idriss Agnel : fils d'Amina Alaoui et d'Henri Agnel, il commence la musique à quatre ans par le violon. À cinq, il étudie le zarb, la guitare classique, le cistre et la composition musicale puis apprend le oudou, le cajon flamenco, la guitare électrique et les tablas indiens. Dès l'âge de dix ans, il se produit en concert, en tant que percussionniste et chanteur.

David Rueff : né à Marseille, il étudie immédiatement le saxophone classique et contemporain ainsi que la composition dans divers conservatoires. Il joue aux cotés d'une grande partie des jazzmen français ainsi que dans diverses créations contemporaines. Il a créé le groupe Cosmophonic et le Trio Singulier.

 

Vendredi 8 juin à 20h

Projet 3 : confront / action slam / jazz

Raphaël Imbert - Frédéric Nevchehirlian et leurs invités

Frédéric Nevchehirlian et Raphaël Imbert se rencontrent au Frioul, un soir du festival MIMI, en 2005, et se reconnaissent immédiatement. Cela arrive fréquemment chez les porteurs de barbes, qui croient que cet attribut pileux est le signe d'une société secrète et aspirent depuis toujours à en faire partie, imaginant en l'autre un possible parrain. Peine perdue, la seule confrérie à laquelle ces deux-là appartiennent, est celle des "Musiciens et poètes associés".

De cette rencontre un soir d'été naissent trois projets.

Le premier, boire un coup à la buvette du festival, est réalisé sur le champ. Le second vient d'avoir lieu, à l'Allan, Scène nationale de Montbéliard, après quinze jours de résidence. Il met sur scène Frédéric Nevchehirlian et le Nine Spirit de Raphaël Imbert, aux prises avec le texte d'un auteur dont le nom nous échappe, le spectacle s'appelle Au commencement, et si tout va bien on le verra un jour à Marseille. Sinon, vous n'aviez qu'à venir à Montbéliard.
Le troisième projet se concrétise donc à la Minoterie, il a pour ambition de présenter une soirée de confront/action entre les deux camarades, qui s'entoureront d'amis sûrs. Des musiciens, a priori. Ils en connaissent, et des bons. Barbus ou pas, ce n'est pas la question.

"Ceux qui ont entendu Frédéric Nevchehirlian dire "L'Amérique" ont été atteints par la force incandescente d'un nouveau lyrisme, qui emprunte les codes de cette poésie urbaine qu'est le slam. Et au-delà de son appartenance à ce mouvement de poésie orale qui gonfle comme une grande vague, c'est une place à part qu'il semble devoir s'y faire".
Frédéric Deval (Directeur du Département Musiques orales et improvisées de la Fondation Royaumont).

Même si elle part de thèmes personnels, la musique de Raphaël Imbert dépasse vite le registre biographique, en puisant spiritualité et force dans l'œuvre des grands disparus. Lyrique, tourmentée, elle reflète l'actuelle modernité comme si le saxophoniste assumait l'héritage des Coltrane, Ayler et cherchait à le transposer dans notre époque d'incertitudes et de chaos.
Travaillant au rapprochement des cultures et des hommes, ses envolées révoltées ou tendres invoquent la réconciliation et la consolation que l'art peut encore nous apporter aujourd'hui.

Sophie Chambon - Jazzbreak.com

Membre du groupe Vibrion (prix découverte Printemps de Bourges 2005), mais aussi collaborateur d'artistes aussi différents que Serge Teyssot-Gay (Noir Désir), Marcel Kanche, Susan Buirge, Keyvan Chemirani, Mike Ladd, Akosh S., Frédéric Nevchehirlian n'a de cesse de mettre la poésie dans tous les territoires d'explorations possibles. Que ce soit a cappella, muni d'une guitare électrique, entouré de musiciens, ou de danseurs, cet artiste atypique remet en jeu à chacun de ses projets, la question du lyrisme.
Dans le mouvement généralisé de la poésie orale et du slam, Frédéric Nevchehirlian promène une voix singulière, un souffle âpre, une lucidité qui ne refuse pas les chaleurs intimes et les aveux d'une grande humanité.
Nevchehirlian (muni d'une guitare électrique et d'un sampleur) sera ce soir accompagné de Julien Lefèvre au violoncelle, avec qui il travaille déjà au sein du groupe Vibrion.

Saxophoniste autodidacte, Raphaël Imbert passe par la classe de Jazz du CNR de Marseille dont il ressort avec un premier prix. Il fonde et anime de nombreux groupes, cultivant son goût de la composition et des situations musicales les plus éclectiques, notamment le Nine Spirit pour jouer les musiques sacrées de Duke Ellington, John Coltrane, Pharoah Sanders, Albert Ayler et d'autres, et réaliser des spectacles qui s'inspirent de textes évocateurs et présentent la narration comme un élément musical à part entière (ce sera Théodore Monod, Amadou Hampatê Bâ, Martin Luther King …). Par ailleurs, Raphaël élabore un projet d'étude sur le Sacré dans le Jazz, ce qui lui vaut d'être lauréat de la Villa Médicis Hors Les Murs, organisé par l'AFAA et le ministère des affaires étrangères pour séjourner à New York en octobre 2003. Plus récemment, il remporte le 28ème concours national de Jazz de la Défense en juin 2005 avec son groupe Newtopia (concerts au festival MIMI, Banlieues Bleues et au Festival des cinq continents).

 

Samedi 9 juin à 20h

1ère partie

Trio Agnel / Rueff (voir ci dessus)

 

2ème partie

Gacha Empega

avec Manu Théron et Sam Karpienia

C'est en 1996, avec l'arrivée de Samuel Karpienia, que Manu Théron et Barbara Ugo forment Gacha Empega, signifiant en maçonnerie, faire du mortier ou encoller et plus généralement à la va vite.

Gacha Empega est un trio vocal qui a percuté la musique occitane de plein fouet, entre 1997 et 1999.
Un disque, des tournées dans le monde entier, quelques moments d'anthologie à Marseille, le temps d'installer le mythe. Puis chacun est reparti de son côté s'occuper des projets qui le tenaillaient. Manu Théron a fondé Lo Cor de la Plana, et Sam Karpienia lancé Dupain.

Aujourd'hui ce sont eux qui remontent Gacha Empega en duo, en adaptant le répertoire d'il y a huit ans pour deux voix, bendir et tambourin, et en lui insufflant tout ce que ces années dans leurs projets respectifs ont fait mûrir, évoluer et enrichir.
Manu Théron

Gacha Empega renaît sous la forme d'un duo formé de Manu Théron et Sam Karpienia.
Tous deux, dans les divers groupes auxquels ils participent, Lo Cor de la Plana, Dupain etc…
prouvent jour après jour, projet après projet, que l'on peut raconter l'universel en s'inspirant du particulier.
En partant d'une culture occitane réelle ou idéale, en tout cas inscrite dans leur quotidien, ces musiciens inventent un langage explosif et sensible. Un langage qui puise sa sève dans les racines du sud pour aller butiner et s'accoupler avec la seule géographie qui compte, celle de l'humain : un corps, une voix et des désirs.
Leur musique est celle d'aujourd'hui, elle est à la fois sensible, dansante et engagée, elle est celle des lieux où l'on s'amuse et se raconte.
Dans ce Festival des Airs Libres, nous sommes fiers et heureux d'accueillir un des premiers concerts de la reconstitution de ce groupe.